MOT DES REPRESENTANTS DES LOCATAIRES

 



Si on vivait avec moins de bruit ?


Beaucoup d'habitants se trouvent dans une situation de découragement total, face à  la dégradation de la vie en collectivité et au manque de respect des parties communes qui perturbent les rapports de  voisinage et entraînent des relations conflictuelles.

Nous rencontrons des difficultés pour interpeller  le bailleur et le sensibiliser à ces conditions  difficiles.

De nombreux locataires nous alertent sur les problèmes qu'ils rencontrent  à vivre sereinement dans des appartements où l'on entend en permanence les voisins et les jeunes désœuvrés qui n'ont pas d'autres lieux  pour se retrouver que les quartiers, et qui se regroupent dans le bruit de leur musique ou de leurs cyclomoteurs.

Sans compter les aboiements intempestifs des chiens.

Ces nuisances sont ressenties comme des agressions par les locataires qui se sentent déjà fragilisés. L'intervention du médiateur ne suffit pas.

Est-ce le rôle de la police ? Cette dernière ne se déplace pas toujours, la réponse "on vous envoie une patrouille" qu'on ne voit jamais venir.

Le contrat de bail oblige pourtant le bailleur à permettre une jouissance paisible du bien loué. Et l'accord collectif de patrimoine valant règlement intérieur n'est donc pas respecté.

L'obligation est prévue à l'article 1719-3 "du code civil qui dispose que "le bailleur est obligé par la nature du contrat, et sans qu'il soit besoin d'aucune stipulation particulière : 3° d'en faire jouir paisiblement le preneur pendant la durée du bail".

Cette notion renvoie à la protection de la vie privée.

Il existe des solutions pérennes à mettre en place.

Il ne faut pas oublier que par les loyers, le premier financeur de Dole du Jura Habitat est le locataire, à ce titre l'office qui en est gestionnaire doit lui en rendre compte.

 

Pour la CLCV Claude Corbin

 

 

 

 

 

 

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